Flash-Balls et lycéens

Le mardi 27 novembre 2007, en fin d’après-midi, dans le parc et aux abords du Rectorat de Nantes, une manifestation de lycéens et d’étudiants contre la loi LRU, dite loi Pécresse, a donné lieu à un ensemble de réponses policières sans rapport avec la réalité de la manifestation : interpellations aléatoires prolongées par 5 gardes à vue punitives de 48 heures, plusieurs jeunes manifestants blessés, notamment à la tête, dont un lycéen mineur, Pierre, gravement blessé à l’œil droit probablement par un tir de flashball.

    Dans les jours et le semaines qui ont suivi il y  a eu une mobilisation de l’ensemble des témoins mais aussi des organisations d’enseignants, des proches de la famille.

     Six mois plus tard: un patient travail d’enquête, de recueil de témoignages, de recension des faits a donné lieu à un dossier complet aujourd’hui en ligne; il met en évidence ce qui semble être des violences policières; il pose de vraies questions sur la répression « à l’aveugle » des mouvements de jeunes, mais aussi de la résistance et de l’opacité et des entraves aux plaintes, enquêtes, etc.

A ce jour l’enquête piétine, semble bloquée. Il paraît donc important de faire connaître cette affaire malheureusement exemplaire   .

On  pressent ce qu’un tel drame révèle comme enjeu social et politique :

-    Les jeunes font les frais d’une image largement dégradée ; ils font a priori l’objet de toutes les suspicions et des risques d’amalgames.

-    Les jeunes ont-ils encore le droit de s’exprimer publiquement dans notre société ?

-    Les actions de protestation de la jeunesse légitiment elles une réponse policière du niveau  « légitime défense ? » Quelles protections, quelles limites et quel recours pour les jeunes concernés ?

   Le dossier complet est consultable sur : ligne http://27novembre2007.blogspot.com/

Article dans Libération :  http://www.liberation.fr/actualite/societe/335742.FR.php?xtor=EPR-450206

Laurent Ott

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