« La plupart » des trafiquants de drogues sont-ils « noirs et arabes » ?

Un article de Laurent Mucchielli.

Des trafiquants de drogues noirs et arabes

Appel pour la suppression du ministère de l’identité nationale

Communiqué du collectif pour la suppression du ministère de l’identité nationale

Communiqué 8.2.10 Appel pour la suppression

ÉDUQUER OU CIVILISER LA BANLIEUE ? Ouvrage de Nasser Demiati

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Lettre ouverte au président de la République française à propos de l’éducation du peuple

préface de Raphaël Confiant

Il s’agit d’une très vieille tradition, qui n’est propre ni à la France ni même à l’Europe : celle de l’adresse au maître, au chef, au roi ou, de nos jours, au président. Adresse qui prend, ici et là, des formes diverses, se faisant tantôt supplique haranguée en place publique, tantôt lettre ouverte publiée dans la presse ou encore opuscule fiévreux qui doit se lire d’une traite.

Nasser Demiati, banlieusard mais/et diplômé, a choisi cette dernière forme pour dire à Nicolas Sarkozy son fait quant à la question de l’éducation populaire. Pour le président français, en effet, le « mal des banlieues », comme le disent pudiquement les magazines germanopratins, proviendrait tout à la fois de l’absence d’encadrement parental et de l’échec de l’école républicaine. Les jeunes voyous, dans leur grande majorité africains et maghrébins, la racaille, pour employer un mot devenu célèbre, font le commerce de la drogue, agressent les honnêtes gens, brûlent des voitures le samedi soir (ou des bibliothèques et des écoles lors des émeutes) parce que l’autorité de l’État aurait déserté les « quartiers sensibles », autre euphémisme qu’affectionnent les éditorialistes bien pensants. Il s’agit donc d’abord d’y rétablir la loi et l’ordre (en renforçant la présence policière), puis, à travers l’institution scolaire, d’arracher les élèves à l’obscurantisme parental (fortement teinté d’islam) dans lequel ils baignent.

On comprend que Nasser Demiati ait fait de l’insolence une sorte de devoir. Mais il s’agit d’une insolence cultivée, brillante même, qui dénote une solide connaissance de l’histoire de France tout autant qu’une aptitude remarquable à utiliser les théories sociologiques les plus modernes au service de sa démonstration. Mêlant ainsi l’analyse la plus rigoureuse à l’anecdote personnelle, il nous conduit au galop, mais sans raccourcis réducteurs, au cœur même du problème : la mythique école républicaine de papa est morte et bien morte. Elle s’est fracassée contre cette résistance têtue, tantôt muette tantôt braillarde, que lui ont opposée, depuis les années soixante, ceux qui aiment, pour certains, à s’appeler « les Indigènes de la République ». (extrait de la préface de Raphaël Confiant) 

 

Nasser Demiati, chargé d’enseignement en sociologie à l’université d’Évry-Val-d’Essonne, est notamment co-auteur de l’ouvrage Quand les banlieues brûlent… Retour sur les émeutes de novembre 2005 (La Découverte, 2007), et de différents articles sur les banlieues, l’éducation populaire et l’islam.

l’ethnicité à l’épreuve de la pacification sociale

Par MANUEL BOUCHER, Sociologue

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Le « retour de l’antisémitisme »

Discours rituels autour du dîner annuel du CRIF

Lundi 2 mars avait lieu à Paris le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Constatant une forte hausse des actes antisémites recensés par le ministère de l’Intérieur au début de l’année 2009, son Président, Richard Prasquier, y a déclaré que « L’antisémitisme est de retour » et que « aujourd’hui beaucoup de juifs en France ont peur », a relaté le lendemain matin l’ensemble de la presse écrite, des radios et des télévisions. Une fois de plus, l’on joue ainsi à effrayer l’opinion publique en agitant le fantasme d’un « retour » des horreurs du passé. Ces fantasmes et ces amalgames, qui durent depuis des années, sont pourtant facilement critiquables et l’on voudrait rapidement expliquer pourquoi.

Le "retour de l’antisémitisme"

journée d’étude : Travail social et contrôle de l’immigration

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Anas, Gisti, Journal du droit des jeunes

Journée de réflexion

Date : Mercredi 28 mai 2008 de 9h à 17h30


Dans la lutte engagée par le gouvernement contre l’immigration illégale, les organismes du secteur social sont de plus en plus ciblés comme un des instruments de la politique du chiffre. On assiste ainsi à la multiplication d’incidents comme des opérations de poursuites de sans-papiers dans des locaux de structures du secteur social, l’intrusion de la police dans ces locaux, des demandes de communication de fichiers par la police ou par les autorités de tutelle, etc.

Face à cela, les professionnels s’inquiètent, s’interrogent sur les obligations qui sont les leurs, sur les possibilités légales qu’ils ont de résister à ces intrusions, sur les moyens de ne pas mettre en danger les publics qu’ils reçoivent et de ne pas être eux-mêmes poursuivis pour aide au séjour irrégulier.

C’est pour analyser ce nouveau contexte et tenter d’y apporter des réponses juridiques que le Gisti s’est associé à l’Anas (association nationale des assistants de service social) et au Journal du droit des jeunes pour proposer cette journée de réflexion.

Le travail social face aux discriminations

Publication sous la direction de Manuel Boucher, Editions aux Lieux d’être, mars 2008

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