Misère du « débat » sur l’identité nationale

En lien la contribution des membres du groupe Claris au « débat » sur l’identité nationale et la circulaire d’application.

Débat identité nationale _1_

Débat sur l’Identité Nationale !

8 Réponses

  1. Le débat, s’il a lieu d’être, ne se situe pas sur l’identité nationale. Il se situe entre ceux qui ont faim sans rien posséder et ceux qui sont rassasiés, possèdent tout et ne veulent rien partager.Ils sont minoritaires en Europe et ont construit leurs fortunes en prélevant la plus-value sur le dos de chaque travailleurs depuis que le prolétariat existe. Il s’agit donc de savoir si la peur de partager les autorise à se servir des forces de l’ordre pour rejeter nos semblables vers des lieux où nous savons qu’ils sont condamnés à disparaitre à plus ou moins brève échéance. Michel Rocard se trompe. Le monde occidental est complètement responsable de toute la misère du monde. C’est le capitalisme et, bien entendu, l’exploitation par le colonialisme des occidentaux qui a été le grand initiateur de ce pillage systématique des richesses des pays colonisés. Les exploités de nos pays européens qui ont peur des sans papiers lisent, en fait, leur propre misère générée par le capitalisme dans le visage des sans papiers et cette image leur fait si peur qu’ils rejettent cette image en se disant que cette condition, ce n’est pas la leur. Hélas, elle est bien la leur. C’est bien l’image d’un super exploité par le rouleau compresseur capitaliste. Et par ce débat scélérat de « l’identité nationale » le pouvoir en place a trouvé la faille pour retourner une partie des exploités, les nationaux, dans le camp des exploiteurs de notre pays contre l’autre partie qu’on appelle « les sans papiers ». L’horreur de la discrimination atteindra son paroxysme en l’institutionnalisant si les français se laissent aller entrainer dans ce débat criminel.

  2. bon un petit d’humour…. le texte n’est pas très bien su mais promis la prochaine fois je ferais un effort.

  3. je partage ces vues , en ajoutant ceci : l’expansion économique génératrice du plein emploi en europe et des concessions sociales qu’avait favorisé les 50.000.000 de morts et les destructions extraordinaires de la seconde guerre est terminée,
    Pour dévier les changements économico-politques qu’annonce la stagnation voite la recession nos dirigeants ont besoin d’un état autoritaire, d’une masse de chomeurs non indemnisés et ainsi rendus serviles, d’une opposition formelle dirigée par des politiciens corrompus , et de citoyens économiquement anxieux et politiquement déboussolés . Les ingrédients du cocktail sont prêts . Allons nous accepter de l’ingurgiter jusqu’a l’hallali ?ah Maximilien et Jean Paul comme vous nous manquez ;;;

  4. Au Sénégal, la politique française est suivie avec beaucoup d’attention notamment par les très nombreux auditeurs de RFI (Radio France internationale).

    Le débat français sur l’identité nationale irrite chaque jour davantage les médias locaux. Plus de 100 000 Sénégalais vivent en France.

  5. Bonjour, je suis brésilien, enseignant à l’Univérsité Fédérale de l’Espirito Santo (UFES) au Brésil. J’aimerais faire quelques commentaires sur le débat sur « l’identité nationale ». Je vous demande de pardonner à l’avance mes fautes de français.
    Je pense que le pouvoir cherche a définir les « normes » pour être français. Il veut operer une inculcation d’un modèle de culture, de nation… Ce modèle il est vraissemblablement celui produit par l’immaginaire dominant qui prétend imposer sa reconnaissance par des rituels à l’ensemble de la société. Mais qu’elle est le modèle de langue parlé qu’on veut nous imposer? Quel est le modèle des rituels? Quel est le modèle de formes de s’habiller, etc? L’évolution des sociétés et particulièrement de la société française on demontré que les règles et normes dominantes en ce matières ont été définis par des luttes et des exclusions des supposés « minorités » qui ont vu leurs langues, leurs coutumes, reprimés et soumis à la règle de la nation (Bretons, Bernais, Basques, etc..).
    IL me semble que Etat traverse une crise et a vraissemblablement besoin de re-fonder une nouvelle légitimité et celle-ci se ferra sur le dos des communautés considérés non nationales et, dans ce sens, ceci s’inscrit dans le même mouvement d’autres nations (Irã, Chine, etc.).
    Il faut rappeller que la nation opère des choix et exclus d’autres alternatives par une lutte sans merci. Les oubliés de l’histoire ont aussi, évidemment, fait de l’histoire. Pourtant le combat doit être mené dans le sens de rappeller l’histoire enfoui des choix opérés. Ainsi, il est important de questionner l’immaginaire dominant, univoque qui est une vision particulière que se veut universelle, imposant les vues interéssés des couches dominantes, du patronat, des finances et de l’appareil de l’Etat. Ils veulent imposer un mode de vie et un mode d’être nation qui les interèsse au plus haut point afin de continuer a dominer le monde et faire les dominés accepter leur domination, soumis qu’ils sont aux mêmes catégories de croyance produites par les pratiques inculqués par les institutions publiques (culte au drapeau, à l’hymne nationalle, à la langue « parfaitement parlé », etc.).
    Ainsi, il ne suffit pas simplement de rappeler à la conscience « humaniste » et critique, mais il faut porter le débat et la contestation dans l’Etata lui même et occuper des positions dans les isntitutions et en dehors des institutions pour contester les manoeuvres du pouvoir en place.
    Voilà ce que j’en pense de la situation en France, société (plutôt que nation ), où j’ai vécu pendant 14 ans et sur lequelle je garde une profonde réconnaissance. Une bonne partie de la société française a une capacité de questionner les fondements des dominations et aussi de construire des vues généreuses sur le différence, le vivre ensemble. La génération des penseurs français des années 1950-1980, et l’actuelle génération critique, a contribué (et contribue) et permis a d’inombrables sociétés de forger la critique par rapport à la nation que se veut répresentante de l’universel, cherchant a faire oublier son histoire coloniale, a faire valider un sopposé « droit de l’homme », tandis que sur son sol elle refuse d’accueillir ceux qui sont persecutés ailleurs dans le monde. Ceux qui sont originaires des endroits où l’Etat français s’est engagé dans une guerre neo-coloniale.
    Salutations internationales et solidaires!!
    Claudio Zanotelli
    Vitoria, Brésil.

    • super témoignage que je vais faire connaître, merci frère/ami/camarade brésilien !

      • Merci, Laurent, j’ai vu dans la presse hier que le gouuvernement commence a faire marche arrière…mais jusqu’à quand? Après coup je vous quelques fautes de français dans mon texte, si on le difuse il faudra mieu le corriger, je pense. Merci.
        Salutations
        Claudio

  6. J’ai corrigé quelques fautes, mais ce n’est pas du tout choquant venant d’un « étranger » (pardon !) ; c’est un peu comme si j’entendais votre accent !
    Votre témoignage est paru sur Libé aussi en commentaire et sur Rue89 : merci à vous !

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