Mort suspecte d’un migrant de 69 ans après un contrôle d’identité : circulez il n’y a rien à voir.

Le 9 juin dernier, Mr Z, 69 ans ressortissant algérien, décède suite à un contrôle d’identité “musclé”. Son ami, 61 ans, est lui sérieusement blessé. Les deux étaient résident d’un foyer de migrant sur Argenteuil.

Pour le procureur de la République de Pontoise, aucune raison ne justifie pourtant d’enregistrer la plainte et de diligenter quelque enquête que ce soit. Par un courrier en date du 22 juin, et s’appuyant sur un médecin « expert », le procureur explique que l’intéressé aurait des « problèmes cardiaques importants, une cardiomyopathie hypertrophique du ventricule droit associée à une maladie pulmonaire », le tout « dans un contexte d’alcoolisme aigu ». Le même expert ne semble par contre pas avoir vu les nombreuses traces de coups sur le corps de l’intéressé. Dans tous les cas, qu’il fut malade avant d’être contrôlé, il n’en demeurait pas moins vivant.

Ce diagnostic digne de celui posé à l’époque de la mort de Malik Oussekine interroge sur le grand cas que l’on fait à certaines victimes.

Un collectif s’est créé sur Argenteuil pour que la vérité soit établie. La CNDS est saisie.

Un lien sur Dailymotion pour comprendre cette affaire : http://www.dailymotion.com/relevance/search/argenteuil+policier/video/x9nuff_ali-ziri-mort-sous-les-coups-des-po_news

Christophe Daadouch

ÉDUQUER OU CIVILISER LA BANLIEUE ? Ouvrage de Nasser Demiati

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Lettre ouverte au président de la République française à propos de l’éducation du peuple

préface de Raphaël Confiant

Il s’agit d’une très vieille tradition, qui n’est propre ni à la France ni même à l’Europe : celle de l’adresse au maître, au chef, au roi ou, de nos jours, au président. Adresse qui prend, ici et là, des formes diverses, se faisant tantôt supplique haranguée en place publique, tantôt lettre ouverte publiée dans la presse ou encore opuscule fiévreux qui doit se lire d’une traite.

Nasser Demiati, banlieusard mais/et diplômé, a choisi cette dernière forme pour dire à Nicolas Sarkozy son fait quant à la question de l’éducation populaire. Pour le président français, en effet, le « mal des banlieues », comme le disent pudiquement les magazines germanopratins, proviendrait tout à la fois de l’absence d’encadrement parental et de l’échec de l’école républicaine. Les jeunes voyous, dans leur grande majorité africains et maghrébins, la racaille, pour employer un mot devenu célèbre, font le commerce de la drogue, agressent les honnêtes gens, brûlent des voitures le samedi soir (ou des bibliothèques et des écoles lors des émeutes) parce que l’autorité de l’État aurait déserté les « quartiers sensibles », autre euphémisme qu’affectionnent les éditorialistes bien pensants. Il s’agit donc d’abord d’y rétablir la loi et l’ordre (en renforçant la présence policière), puis, à travers l’institution scolaire, d’arracher les élèves à l’obscurantisme parental (fortement teinté d’islam) dans lequel ils baignent.

On comprend que Nasser Demiati ait fait de l’insolence une sorte de devoir. Mais il s’agit d’une insolence cultivée, brillante même, qui dénote une solide connaissance de l’histoire de France tout autant qu’une aptitude remarquable à utiliser les théories sociologiques les plus modernes au service de sa démonstration. Mêlant ainsi l’analyse la plus rigoureuse à l’anecdote personnelle, il nous conduit au galop, mais sans raccourcis réducteurs, au cœur même du problème : la mythique école républicaine de papa est morte et bien morte. Elle s’est fracassée contre cette résistance têtue, tantôt muette tantôt braillarde, que lui ont opposée, depuis les années soixante, ceux qui aiment, pour certains, à s’appeler « les Indigènes de la République ». (extrait de la préface de Raphaël Confiant) 

 

Nasser Demiati, chargé d’enseignement en sociologie à l’université d’Évry-Val-d’Essonne, est notamment co-auteur de l’ouvrage Quand les banlieues brûlent… Retour sur les émeutes de novembre 2005 (La Découverte, 2007), et de différents articles sur les banlieues, l’éducation populaire et l’islam.

Le projet de code de la justice pénale des mineurs: une analyse de l’association des magistrats de la jeunesse

L’ASSOCIATION FRANCAISE DES MAGISTRATS DE LA JEUNESSE ET DE LA FAMILLE publie une analyse du projet de code de la justice pénale des mineurs.

argumentaire CJM 9juin09

Centres de rétention : c’était pire demain

Autour de la réforme de la présence associative dans les centres de rétention : voir la vidéo sur www.cetaitpiredemain.org

Loi Loppsi : “Ce gouvernement s’acharne”

Le code pénal des mineurs : l’avant projet en débat

Le récent Varinard sur les évolutions de la justice pénale des mineurs donnera lieu entre juin/juillet à la publication d’un projet de loi. Un avant-projet gouvernemental circule déjà. On en trouvera ici une copie ainsi qu’un premier commentaire du Groupe Pluridisciplinaire constitué dans le cadre de la pétition quelfuturpourlesjeunesdelinquants (http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr).

Enfin la ligue de l’enseignement publie sur son site (http://www.laligue.org/) un documentaire sur l’évolution historique de la prise en charge pénale des mineurs délinquants.

CODE JUSTICE PENALE MINEURS (2)

réactions projet CJPM-ord45

Couples binationaux : quelle liberté de circulation ?

par Christophe Daadouch, juriste

autorite-parentale-et-passeport

Violences policières : une omerta ?

l’ethnicité à l’épreuve de la pacification sociale

Statistiques Judiciaires, ou présentation d’un vrai faux bilan?

par EVELYNE SIRE-MARIN, magistrate, fondation Copernic

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