Que reste-t-il du régime spécifique de la garde à vue des mineurs ?

Une analyse de Christophe Daadouch

LA GARDE – VUE DES MINEUR1

Appel pour la suppression du ministère de l’identité nationale

Communiqué du collectif pour la suppression du ministère de l’identité nationale

Communiqué 8.2.10 Appel pour la suppression

Emeute à Woippy

Au moment où le parlement débat notamment d’une extension des pouvoirs de la police municipale, l’émeute de Woippy nous interroge sur la dérive sécuritaire que l’on constate désormais aussi au niveau municipal.

Une analyse de Laurent Mucchielli

Emeute à Woippy

Les français et l’identité nationale

Un récent sondage d’opinion livre des résultats instructifs à propos de « l’identité nationale » et du « grand débat » lancé à ce sujet par le gouvernement. Il montre au moins trois choses. D’abord que la majorité des Français n’est pas dupe du caractère politicien et de la stérilité de ce débat. Ensuite que la très grande majorité des Français est attachée aussi bien et en même temps à son histoire nationale et à ses symboles d’une part, qu’aux valeurs républicaines de tolérance et d’accueil d’autre part. Enfin que la focalisation sur l’immigration ne rencontre pas les préoccupations majoritaires de nos concitoyens.

A lire la suite de l’analyse de Laurent Mucchielli Les Français et l’identité nationale

Parentalité en exil

Le dernier numéro de la revue Rhizome est consacré à la parentalité en exil.
rhizome_37

Avec un article de Christophe Daadouch

La situation des ZUS est extrêmement préoccupante

La situation des ZUS est très préoccupante

Un article de Laurent Mucchielli

Mauvais anniversaire pour les Droits des enfants

FICHIERS : L’URGENCE D’UN DÉBAT AU PARLEMENT

Nous devons au Club « Droits, Justice & Sécurités (http://www.droits-justice-et-securites.fr/) un article essentiel consacré aux nouveaux fichiers.

TRIBUNE DJS AVEC LIENS

Appel pour la suppression du ministère de l’identité nationale

Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’immigration et de « l’identité nationale » a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité.
Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger – et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un « nous » national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique. Qu’a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27.000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité… Dans cette fissure de la république, se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi.

Nous ne sommes pas ici face à des « dérapages » individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un « débat » sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir co-auteurs et co-responsables du contrôle identitaire sur la France.
La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : « pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ? » La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun. C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République. Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce « ministère de l’identité nationale et de l’immigration », car il met en danger la démocratie.

Signataires :
Michel Agier (Anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (Philosophe, Université Paris X et University of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (Historienne, Université Paris X) Luc Boltanski (Sociologue, EHESS), Marcel Détienne (Historien, EPHE et Université Johns Hopkins), Eric Fassin (Sociologue, ENS), Michel Feher (Philosophe, Paris), Françoise Héritier (Anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (Astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (Sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (Historien, EHESS), Gérard Noiriel (Historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (Philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (Psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière) Serge Slama (juriste, Université d’Evry), Emmanuel Terray (Anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (Historien, CNRS), Paul Virilio (Urbaniste, École Spéciale d’Architecture de Paris), Sophie Wahnich (Historienne, CNRS), Patrick Weil (Historien, CNRS)

http://appel.epetitions.net/

Après la circulaire caviardée, la circulaire disparue

Les derniers rebondissements sur un site ami

http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2009/11/28/la-circulaire-identite-nationale-nest-plus-applicable-depuis-cette-nuit/